How do you see your investments?

Comment voyez-vous vos investissements?

À notre insu, nos décisions de placement sont parfois influencées par des biais psychologiques qui peuvent avoir un effet défavorable sur nos rendements à long terme. Découvrez-les ici.

19 février 2026

On dit parfois que les marchés financiers sont mus par deux sentiments contradictoires : l’appât du gain, d’une part, et la peur, d’autre part. En réalité, la psychologie comportementale nous révèle qu’un grand nombre de facteurs subjectifs, ou « biais psychologiques », vient plus subtilement teinter les perceptions des investisseurs, les amenant souvent à prendre des décisions contraires à leurs intérêts. 

Voici donc cinq biais dont il faut être conscient lorsqu’on pose un regard sur ses placements.

Infographie intitulée « Cinq biais psychologiques à connaître lorsqu’on investit ». La section présentée en premier lieu porte sur l’aversion au risque. Un texte explique que, pour un même montant, une perte provoque une douleur plus intense qu’un gain équivalent ne procure de plaisir, ce qui peut mener à des décisions de vente précipitées lors des baisses de marché.  Un graphique illustre ce biais. L’axe horizontal représente les gains et les pertes en dollars, avec les pertes à gauche (jusqu’à 10 000 $) et les gains à droite (jusqu’à 10 000 $). L’axe vertical indique la valeur perçue, allant de « plus négatif » en bas à « plus positif » en haut. Une courbe asymétrique montre que la pente est plus abrupte du côté des pertes que du côté des gains : pour une perte de 5 000 $, la valeur perçue négative est environ deux fois plus forte que la valeur perçue positive associée à un gain de 5 000 $. Une annotation précise que l’on accorde généralement deux fois plus d’importance à une perte qu’à un gain équivalent.
Infographie intitulée « Le biais de confirmation ». Un texte explique que ce biais consiste à se concentrer principalement sur des informations qui confirment des convictions déjà établies, ce qui peut conduire à ignorer des faits importants susceptibles d’influencer différemment les décisions de placement.  Un diagramme de type Venn illustre ce mécanisme. Deux cercles se chevauchent : le cercle de gauche est intitulé « Faits avérés » et celui de droite « Ce que nous croyons déjà ». La zone de chevauchement, mise en évidence en gris, représente les informations qui confirment les croyances existantes. Un symbole de validation est placé au centre de cette zone commune, soulignant qu’elle retient l’attention. À gauche du diagramme, un texte indique que l’on a tendance à ignorer une grande quantité d’informations pertinentes. En bas, une flèche pointant vers la zone de chevauchement précise que seules les informations qui rejoignent les convictions existantes sont retenues.
Infographie intitulée « Le biais d’ancrage ». Un texte explique que ce biais consiste à rester attaché à une valeur de référence initiale, comme le prix d’achat d’un placement, même lorsque cette valeur n’est plus pertinente, ce qui peut retarder ou empêcher des décisions d’investissement plus avantageuses.  Un graphique illustre ce comportement dans le temps. L’axe vertical représente la valeur du placement en dollars et l’axe horizontal le temps. À gauche, une première barre élevée indique le prix auquel l’investisseur achète le placement. Plus loin sur l’axe du temps, une seconde barre plus basse montre que le placement a perdu de la valeur. Une ligne horizontale pointillée, correspondant à la valeur initiale, est prolongée vers la droite. Une flèche orientée vers cette ligne souligne que l’investisseur souhaite conserver le placement jusqu’à ce qu’il retrouve son prix d’achat initial, même si cette référence peut conduire à ignorer des informations ou des occasions d’investissement plus pertinentes.
Infographie intitulée « L’effet de troupeau ». Un texte explique que ce biais amène l’investisseur à imiter le comportement de la majorité des autres investisseurs, ce qui peut conduire à investir au mauvais moment ou, à l’inverse, à vendre dans des phases où il serait objectivement préférable de conserver ses placements.  Un graphique illustre le cycle des émotions de l’investisseur au fil du marché. L’axe vertical représente le rendement du marché et l’axe horizontal le cycle émotionnel. Une courbe ascendante puis descendante montre l’évolution typique d’un marché.  Dans la phase ascendante, les émotions identifiées sont l’optimisme, l’emballement, l’enthousiasme et l’euphorie. Une annotation indique que l’effet de troupeau pousse alors un grand nombre d’investisseurs à entrer sur le marché. Au sommet de la courbe, correspondant à l’euphorie, une flèche indique un « risque financier maximal ».  Dans la phase descendante, les émotions passent par l’anxiété, le déni, la crainte et la panique. Une annotation précise que l’effet de troupeau incite alors de nombreux investisseurs à sortir du marché.  Au point le plus bas de la courbe, associé au désespoir, une flèche indique un « potentiel de gain financier maximal ». La phase suivante montre une remontée graduelle marquée par le soulagement, l’espoir et un retour à l’optimisme.
Infographie intitulée « Le biais de récence ». Un texte explique que ce biais conduit à accorder davantage d’importance aux informations ou aux événements les plus récents, au détriment des données plus anciennes. Il est présenté comme agissant en complémentarité avec l’effet de primauté, qui met en évidence les informations très anciennes, ce qui peut amener à ignorer une grande partie des données historiques dans les décisions de placement.  Un graphique illustre le fonctionnement de ce biais. L’axe vertical représente la probabilité de se rappeler une information, allant de « moins » en bas à « plus » en haut. L’axe horizontal représente la chronologie des faits, des faits plus anciens à gauche aux faits plus récents à droite.  À gauche du graphique, une zone circulaire met en évidence l’effet de primauté, où quelques faits très anciens présentent une probabilité de rappel élevée. À droite, une zone circulaire similaire illustre l’effet de récence, montrant que certains faits récents sont également fortement mémorisés.  Entre ces deux zones, une zone rectangulaire centrale regroupe de nombreux points représentant des faits historiques intermédiaires, accompagnée d’un texte indiquant que la mémoire tend à ignorer la majorité des faits historiques. L’ensemble du schéma montre que l’attention se concentre sur les informations très anciennes ou très récentes, au détriment de la masse des données situées entre les deux.
Infographie intitulée « Lesquels sont les plus dommageables ? ». Un texte introductif indique que des sondages menés auprès de gestionnaires de portefeuille montrent que certains biais psychologiques ont un impact plus important que d’autres sur le rendement des investisseurs, l’effet de troupeau étant identifié comme le plus dommageable.  Un graphique à barres horizontales illustre ce classement. Trois biais sont présentés. La barre la plus longue correspond à l’effet de troupeau, indiquant l’impact perçu le plus élevé. Une barre plus courte représente le biais de confirmation, classé en deuxième position. La barre la plus courte correspond à l’aversion au risque, indiquant un impact perçu moindre que les deux autres. L’ensemble du graphique met visuellement en évidence l’effet de troupeau comme le biais jugé le plus préjudiciable par les gestionnaires interrogés.
Encadré de conclusion intitulé « Comment s’en prémunir ? ». Le texte explique qu’il existe de nombreux biais psychologiques pouvant nuire aux décisions d’investissement et que le moyen le plus efficace de les éviter consiste à se doter d’une stratégie de placement fondée sur des facteurs objectifs solides et à s’y référer en toutes circonstances.  Un message central, mis en évidence en caractères plus grands, indique que le conseiller peut aider l’investisseur à maintenir le cap sur cette stratégie en isolant les biais subjectifs susceptibles de l’en éloigner.

 

 

Les sources suivantes ont été utilisées dans la rédaction de cet article.

CFA Institute, « The Herding Mentality: Behavioral Finance and Investor Biases ».

Gérez mieux votre argent, « Science du comportement et investissement ».

Investopedia, « Understanding Recency Bias: Impact on Decisions in Finance ». 

Investorpolis, « Biais d’investisseur : Effet de Troupeau ».

Magellan Investment Partners, « Decoding Cognitive Biases: What every Investor needs to be aware of ».

Mind the graph, « The Power of Confirmation Bias: Why We Only See What We Believe ».

Nova Scotia Securities Commission, « Psychology of Investing: Loss Aversion » ; « Psychology of Investing: Anchoring ». 

Raymond A. Mason School of Business, « 5 Behavioral Biases That Can Impact Your Investing Decisions ».